Les Pouilles #1 parco del Gargano

parco del gargano

Que fait un assistant de langue a qui on donne une semaine de vacances pour Pâques ? Il prend ses cliques, ses claques, et il part dans les Pouilles bien sûr !

Une petite et vaillante Dacia, cinq jeunes gens fringants, cinq jours et un objectif : parcourir les Pouilles, le talon de la botte italienne !

Première étape, le parc naturel du Gargano : vous voyez cette petite protubérance qui forme une sorte d’éperon ? C’est là !

Après avoir pas mal galéré à nous orienter à travers la Campanie (faut-il rappeler les 10 commandements de la conduite en Italie ?), nous arrivons enfin dans le Gargano. Le soleil brille, nous traversons des forêts d’oliviers, on fonce à la plage ! Peu après avoir dépassé Mattinata, on trouve un petit sentier qui serpente vers la mer. En avril les campings sont fermés, la zone est un peu morte, des chiens coursent la voiture, mais on finit par arriver à une plage publique où quelques pêcheurs sont au travail.

 

 

L’eau est glaciale, pourtant la mer m’appelle : impossible de résister, je me jette dans une flotte à 13°. Je suis un vikiiiiiing ! Tout le monde se baigne pendant environ 3 minutes et on pique nique en séchant au soleil.

Tente avec vue

 

Cette nuit, nous dormons sous la tente ! Comme les campings sont fermés hors saison, nous avons décidé de braver un interdit et de faire du camping sauvage. Bien entendu, nous sommes hyper respectueux du champ d’olivier à flanc de montagne qui a la gentillesse de nous accueillir : aucun papier, aucune poubelle, rien que nos tentes posées le temps d’une nuit et démontées au matin.

La vue sur la mer et le soleil couchant est incroyable, et son coût terrible : transie de froid, j’ai l’impression d’attendre le matin plutôt que de dormir réellement.

Vieste lave plus blanc

Le lendemain, après une séance d’étirement et de yoga face à la mer, on lève le camp et on repart pour Vieste, un splendide village tout blanc sur la côte.
Le long de la route litoranea, la mer déchaînée s’écrase sur les roches multicolores des plages et des falaises. Le panorama est spectaculaire, on ne regrette pas un instant le soleil d’hier.

 

Arrivés dans la petite ville, on se gare près du port sur un parking gratuit un peu excentré mais qui nous permet de tomber par hasard sur un marché où l’on s’approvisionne en caciocavallo, un fromage salé typique des Pouilles.
La petite ville est déserte, les maisons blanches ont fermé leurs volets. Nous déambulons dans les ruelles : tous les 100 mètres, on tombe sur une mer qui se colore d’un milliers de nuances de bleu, aidée par le ciel qui projette l’ombre des nuages sur l’immensité de l’horizon. Ouais, c’est poétique.
Accrochés à la roche, de drôles de bestioles faites de bois et de fil : les trabucco, une technique de pêche ancestrale pour attraper les poissons même au pied des falaises inaccessibles.

 

 

 

 

 

 

Avant de reprendre la route, nous mangeons un bon plat d’orecchiette, les pâtes des pouilles (on en reparle plus en détail très bientôt). Prochaine étape : Bari !
A suivre sur le blog : Bari et la rue des orecchiette, la vallée des Trullis, drôles de maisons en forme de sein, Lecce la magnifique, une virée dans le Salento à Torre dell’Orso et à la grotte de la poesia.

Infos pratiques sur le Gargano :

Se déplacer :
Nous étions en voiture, parfait hors saison. Personne sur la route, facile de trouver des places de parking gratuites (bon il faut chercher un peu bien sûr).  
A savoir : le Gargano est peuplé de nombreux animaux sauvages, il est tout à fait possible de se retrouver nez-à-nez avec une famille entière de cochons, ou encore, au détour d’un virage, avec un énorme taureau ! Magique mais aussi un peu dangereux !
Le train permet également de se déplacer entre les différents petits villages du parc.

Se renseigner :
De nombreux sentiers s’offrent au randonneur, encore faut-il les trouver ! Gargano Experience, dont l’office se trouve à Manfredonia, propose des itinéraires ou encore des excursions avec guide. Malheureusement, nous n’avons pas eu le temps de randonner, j’espère revenir passer au moins une semaine dans la région pour mieux la découvrir.
A Vieste, un point d’info sur le port (très bien indiqué) vous fournira cartes et autres documents.

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